Santé

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Berner le cerveau pour traiter les troubles d’anxiété

Anxiété, angoisse et crise de panique…

L’anxiété est un ressenti normal que nous vivons tous de temps en temps ( stress de vouloir bien faire quelque chose, prise de parole en public, passage d’un examen, etc. ). Mais elle est véritablement considérée comme un trouble du comportement à partir du moment où elle devient un problème qui handicape les personnes  dans leur vie quotidienne par des comportements d’évitement ( ne plus être capable d’aller au travail, de sortir de chez soi… ).

Un tiers de la population serait affecté par ces troubles ( phobies des transports, des araignées ou des couleuvres, les obsessions sur la propreté, la peur des images à caractère agressif, angoisse, la peur de parler en public, la peur des gens (agoraphobie), la peur des maladies, l’anxiété généralisée… )

2 choses contribuent au développement de l’anxiété

  • Ce ne sont pas les événements qui font peur mais la façon dont on les interprètent
  • l’évitement renforce progressivement cette peur

Les thérapies cognitives comportementales ou l’hypnothérapie amènent à s’exposer progressivement à ce qui fait peur dans la réalité ou dans l’imaginaire mais il existe maintenant aussi une nouvelle voie thérapeutique qui se développe grâce à la réalité virtuelle.

 

Vers une nouvelle voie de guérison

Stéphane Bouchard est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en cyberpsychologie clinique à l’Université du Québec, où il s’intéresse à l’efficacité de la réalité virtuelle pour le traitement des troubles d’anxiété. Il étudie notamment comment une personne atteinte d’un trouble d’anxiété est en mesure de modifier les représentations mentales que contient sa mémoire, ce qui pourrait mener à la mise au point d’un traitement psychothérapique plus efficace.

Ses travaux permettront de mieux comprendre les facteurs qui influencent les processus thérapeutiques en cyberpsychologie, de réduire les coûts des environnements virtuels dédiés à des fins thérapeutiques et de rendre les traitements virtuels accessibles à un plus grand nombre de personnes. 

Regardez maintenant cette intervention TED :


Soigner le cerveau sans médicament grâce aux neurosciences

La révolution des neurosciences est en marche!

Elle s’accélère depuis 5 ans et s’apprête à transformer notre vie au quotidien. C’est la convergence de 2 avancées technologiques majeures qui ont générées cette avancée, à savoir :

Les évolutions dans le domaine de la mesure des activités cérébrales et l’analyse, les bénéfices issus des progrès en intelligence artificielle et en maths appliquées. C’est aussi la convergence simple, efficace, bon marché, utilisable par n’importe qui, n’importe où, de techniques d’analyse puissantes et automatiques. De nombreuses applications sont désormais disponibles : diminuer son niveau de stress, évaluer son niveau de vigilance lors de la conduite…

La promesse : soigner le cerveau sans médicament !

La promesse qu’offre les neurosciences, c’est pouvoir soigner le cerveau sans médicament, grâce au neurofeedback ! Illustration avec une application, véritable dispositif médical, à destination des enfants atteints du trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité.

Comme le kinésithérapeute apprend à rééduquer les muscles, la technique d’encéphalographie du neurofeedback permet de rééduquer le cerveau, comme le montre les applications développées pour le grand public ou en laboratoire comme le montre Louis Mayraud dans cette intervention TED passionnante.

Qui est Louis Mayraud?

Louis Mayaud a participé aux premiers travaux sur les interfaces cerveau-ordinateur à l’INRIA dans les années 2000, a ensuite travaillé auprès de patients atteints de handicap moteurs sévères aux hôpitaux de Paris (AP-HP) a fait une thèse à l’université d’Oxford (2013). Il est maintenant Directeur de recherche dans une jeune start-up Française, Mensia Technologies, implantée à Rennes et à Paris, et résolument tournée vers l’international où il développe des thérapies médicales basées sur l’analyse cérébrale temps réel. Les applications concernent notamment les domaines de la psychiatrie, du traitement des douleurs chroniques, de l’amélioration de la concentration ou encore du bien-être.

Vous voulez en savoir plus ?

Regarder maintenant cette vidéo en cliquant ci-dessous.

 

 

Pour aller plus loin :

 


Comment sortir d’une crise d’angoisse

Quand on fait une crise d’angoisse, on a littéralement l’impression que l’on va mourir. Le mental s’emballe et part dans ses pensées mortifères. Cette vidéo vous donne une technique simple et efficace pour reprendre le contrôle dans ces moments-là et faire redescendre cette sensation désagréable jusqu’à la faire disparaître totalement.

 


4 techniques pour destresser rapidement

Certaines situations de la vie quotidienne sont stressantes (examen, prise da parole en public, rdv d’embauche, aborder une inconnue…). Cette vidéo vous indique comment sortir du piège du mental pour retrouver ses esprits et le contrôle de soi.

 


Méditation : la grande énigme du cerveau

La méditation, c’est quoi?

La méditation constitue une grande énigme pour les scientifiques. Ses effets sur le cerveau permettraient-ils de vivre mieux et plus longtemps ? Pourrait-on l’utiliser en pratique quotidienne ?

Cette interview tv de Matthieu Ricard, méditant expérimenté, moine bouddhiste représentant français du Dalaï Lama, docteur en biologie et auteur du livre « L’art de la méditation » nous éclaire sur les avantages à pratiquer régulièrement cette technique.

Ce n’est pas un truc exotique!

Contrairement à une idée reçue, la méditation n’est pas un truc exotique et elle n’est pas réservée aux moines bouddhistes!

Comme le sport entretient le corps par l’exercice physique, la méditation est un exercice de l’esprit qui renforce l’équilibre mental.
C’est une technique d’entraînement de l’esprit qui a pour but de développer les ressources intérieures pour mieux gérer les hautes et les bas de l’existence. Ainsi, elle permet d’améliorer le corps et l’esprit par la meilleure gestion des émotions, du stress, des capacités cognitives (mémorisation, concentration, créativité) et elle réduit aussi significativement les maladies et pathologies de stress, la dépression et les risques de burn-out.
Les avantages physiques, psychologiques et immunologiques que l’on en retire peuvent être ressenti rapidement si l’on observe une pratique régulière même minimum.

C’est prouvé scientifiquement

Pendant la pratique de la méditation, on observe sous électro-encéphalogramme ou IRM, que le cerveau fonctionne en ondes gamma qui sont des ondes cérébrales très spécifiques durant lesquelles les différentes parties du cerveau se resynchronisent. De plus en plus d’études existent maintenant en Neurosciences sur cette pratique sur laquelle on a maintenant plus de trente années de retour d’expérience, notamment grâce aux travaux de Jon Kabat Zinn sur la méditation pleine conscience.
Il existe cependant d’autres types de méditation tout aussi valable, tels que la méditation transcendantale, bouddhique, zazen, vipassana, etc.
Pour plus d’informations, regardez l’interview tv éclairante de Matthieu Ricard.

Pour aller plus loin :

 


La voix dans ma tête est une connasse! L’intervention TEDx de Jonathan Lehmann

A la recherche du bonheur…

Depuis des milliers d’années, les civilisations humaines ont considérablement progressé. Les bonds technologiques nous permettent d’explorer l’espace et le fonds des océans, d’améliorer significativement notre confort et notre qualité de vie au quotidien mais en revanche aucun progrès n’a été fait sur la recherche du bonheur.

Dans cette intervention au TEDx, Jonathan Lehmann nous parle de son intérêt pour cette question et révèle trois techniques simples et efficaces pour être plus heureux au quotidien.

Qui est Jonathan Lehmann?

Ancien avocat d’affaires à Wall Street et Paris, puis entrepreneur web en Californie, Jonathan Lehmann anime aujourd’hui la communauté « Les Antisèches du Bonheur » sur Facebook et propose des méditations guidées sur YouTube. Il est passionné par les petites choses que l’on peut faire pour avoir un grand impact sur son bonheur au quotidien.

Ses trois antisèches du bonheur

Notre mental produit entre 60 et 70 000 pensées par jour, la plupart négatives. Dans ce talk Jonathan expose les 3 habitudes qui permettent de transformer ce mental tyrannique – cette voix dans la tête qui semble être la plupart du temps notre pire ennemie (dont je parle dans la vidéo je pense trop) – en un outil magique de bonheur : 3 habitudes qui changent la vie.

  1. La première habitude est de cultiver la gratitude au quotidien, pour en savoir plus, je vous propose de regarder la vidéo « Comment rendre votre cerveau plus heureux ».
  2. La seconde est de pratiquer une technique de méditation tous les jours car la méditation, c’est l’hygiène du cerveau, comme dans la vidéo « la méditation c’est pas pour les moines ».
  3. Et la troisième est de « vider les poubelles mentales », c’est-à-dire de prendre l’habitude d’écrire sur le papier (ou sur un document word) toutes les pensées qui encombrent notre tête de façon à calmer ce monologue mental incessant.

Pour aller plus loin :

La communauté des antisèches du bonheur sur Facebook


Méditations profondes, expériences mystiques et neurosciences : l’atelier du Dr Joe Dispenza en Italie!

Méditations profondes, expériences mystiques et neurosciences…
Il y a quelques semaines, j’ai vécu une expérience étonnante lors de l’atelier avancé du Docteur Joe Dispenza, ce spécialiste du cerveau mondialement connu. Dans cette vidéo, je vous fais un retour d’expérience sur cela et vous explique les nouvelles découvertes fascinantes sur les pouvoirs du cerveau.

 


Les neurotransmetteurs du bonheur avec Elisabeth Grimaud

Notre cerveau est électrochimique!

Notre cerveau est une pile car il est parcouru par une tension électrique qui circule dans nos 100 milliards de neurones, chacun étant relié aux autres par pas moins de 10 000 connexions. Cette tension est mesurable notamment grâce à un electroencéphalogramme (EEG).

Au niveau de chaque connexion entre deux neurones, il y a une sorte de vide (appelé l’espace intersynaptique) dans lequel s’échangent des molécules chimiques qu’on appelle les neurotransmetteurs. Vous avez peut-être déjà entendu parler des endorphines, de la dopamine ou de la sérotonine? Notre cerveau possède une soixantaine de ces neurotransmetteurs différents qui ont chacun des propriétés particulières (énergisant, euphorisant, calmant, excitant, apaisant, aimant…).

C’est grâce cette tension électrique et ces échanges chimiques que notre esprit (qui est le cerveau en action), fonctionne en permanence.

Alors que vous lisez ces lignes et avez une compréhension de l’introduction de cet article (je l’espère!), votre cerveau est parcouru d’un courant bioélectrique et vos nombreux neurones échangent ces fameux éléments chimiques. C’est comme cela que fonctionne votre esprit.

Cette chimie du cerveau a une incidence directe sur notre humeur, nos ressentis, nos émotions et notre personnalité. Nous savons bien à quel point cette chimie en nous (dans le cerveau avec les neurotransmetteurs comme dans le corps avec les hormones) peut influencer notre personnalité.
A titre d’exemple, en fonction de son cycle menstruel, une femme peut avoir des réactions complètement différente. De même que sous l’emprise du désir, nous pouvons parfois faire des choses insensées…

Mieux utiliser son cerveau pour être plus heureux…

Elisabeth Grimaud est une psycholinguiste diplômée d’un double Master en Recherche des Sciences du langage et Psychologie. Egalement diététicienne et éducatrice sportive, elle est une passionnée de ce cerveau génial qu’elle explore et étudie sous tous ses angles avec un seul objectif : en améliorer le mode de fonctionnement et les capacités.

Dans cette intervention au TEDxRoanne, Elisabeth nous explique le fonctionnement du cerveau à travers une balade dans l’Alhambra et comment mieux l’utiliser pour trouver le bonheur.

Pour aller plus loin, je vous conseille la lecture de ce livre :

 


La cigarette trompe votre cerveau !


Vous êtes persuadé(e) que la cigarette est un vrai plaisir alors que la première que vous avez fumé avait vraiment mauvais goût… C’est parce que votre cerveau se fait abuser malgré vous. Découvrez cela dans cette vidéo.


Déprogrammez votre cerveau de la cigarette


L’addiction à la cigarette, c’est beaucoup plus qu’on ne le pense, une question d’habitude. Cette vidéo vous explique comment modifier les anciens conditionnements pour retrouver votre liberté sans efforts.


Comment changer d’état émotionnel à volonté

Les émotions font le relief de la vie et c'est normal de les vivre toutes. Le problème, c'est quand on reste bloqué(e) dans une émotion. Cette vidéo présente une technique simple et efficace qui permet d'apprendre à changer d'état émotionnel en un instant et reprendre ainsi le contrôle sur ses émotions. Les émotions font le relief de la vie et c’est normal de les vivre toutes. Le problème, c’est quand on reste bloqué(e) dans une émotion. Cette vidéo présente une technique simple et efficace qui permet d’apprendre à changer d’état émotionnel en un instant et reprendre ainsi le contrôle sur ses émotions.


Gérez votre stress sans effort et sans perdre de temps

Un podcast pour vous apprendre à maîtriser une technique-antidote contre le stress qui est ce poison que l’on nous inocule au quotidien. Le stress réduit nos capacités cérébrales et épuise nos ressources physiques pouvant nous amener jusqu’à des extrémités (pathologies de stress, déprime, dépression, burn-out). Cette méthode va vous permettre de reprendre le contrôle et aller vers un mieux-être.

Vous pouvez écouter ce podcast en cliquant sur le bouton play en haut ou télécharger le mp3 en cliquant sur ce lien.


Arrêtez de FUMER avec la cigarette INVISIBLE

 

Une technique simple pour se libérer de la cigarette en douceur de façon efficace et confortable. Fumer est un exercice respiratoire particulier que l’on ne pratique que lorsque l’on fume une cigarette. On expérimente alors une impression de détente mais qui est dûe en grande partie à cette pratique d’une respiration calmante.


Comment déprogrammer votre cerveau de la cigarette

Luciano Belviso

Accroc, oui mais comment?

Le problème de l’addiction à la cigarette se divise en en trois :  l’addiction physique, l’addiction psychologique et comportementale.

1. L’addiction physique.

C’est celle que tout le monde croit avoir mais que très peu de gens ont. Si vous faites partie de ceux qui rentrent en transe dans un avion après deux heures de vol, qui sont pris de sueurs, de tremblements et de toutes les caractéristiques d’un drogué en état de manque, alors vous avez une véritable addiction physique à la cigarette.
Sinon, cela ne vous concerne pas. Une thérapie médicamenteuse ou un accompagnement thérapeutique de qualité (hypnothérapie, psychothérapie classique, thérapie comportementale…) sera alors probablement nécessaire pour vous libérer de la cigarette.

2. L’addiction psychologique

On la retrouve en revanche chez la plupart des fumeurs. Elle est suffisamment puissante pour faire croire qu’elle est physique, car le mental est assez puissant pour créer ce type de réactions dans le corps, comme c’est le cas avec l’effet placebo ou nocebo.

L’addiction psychologique fait passer la cigarette, dans l’esprit du fumeur, comme une tentative de solution pour gérer les émotions. Les fumeurs y voient une béquille psychologique qui leur permet de mieux gérer leur stress, anxiété, peurs sociales ou solitude.

La solution réside alors dans un travail sur soi pour apprendre à mieux gérer ses émotions autrement, seul(e) ou avec l’aide d’un professionnel (hypnothérapie, acupuncture, shiatsu, patches…) ou par la technique dont je parle dans l’article “Comment arrêter de fumer en votant FN!”.

3. Le comportemental

Ce sont les habitudes et c’est souvent la partie la plus importante. On retrouve cette problématique chez la plupart des fumeurs car la cigarette possède le talent de s’associer très facilement à tous les contextes de vie.
Le corps est habitué à faire le geste de fumer (si vous fumez un paquet par jour, soit 20 cigarettes, et que vous portez une cigarette disons 10 fois à la bouche pour la fumer entière; vous faites le geste de fumer 200 fois par jour. Si vous fumez depuis 20 ans, vous aurez au final fait ce geste presque 1,5 million de fois dans votre vie). Cela ne peut pas être neutre.

Mais au-delà de ce geste répétitif, la cigarette s’est aussi associée à des moments positifs particuliers : la cigarette et le café, la cigarette et la pause, la cigarette et la fin du repas, la cigarette et la sortie du bureau, la cigarette et l’apéro, la cigarette rituel de fin de journée, la cigarette avant de se mettre au lit…

Votre cerveau est conditionné

Ivan Pavlov, un scientifique russe né au milieu du XIXe siècle, a été un des premiers a travailler sur les réflexes conditionnés, notamment avec sa célèbre expérience sur la salivation des chiens.

A plusieurs reprises, il fait sonner une cloche chaque fois qu’il présente de la viande aux chiens,  entraînant ainsi les chiens à associer par la répétition, un stimulus neutre (la cloche) avec un stimulus porteur de sens (la viande). Après un certain nombre de répétitions, les animaux intègrent dans leur mémoire un lien entre les deux stimuli. Lorsqu’ensuite Pavlov fait simplement sonner la cloche (sans présenter de nourriture), les chiens salivent. Le conditionnement est créé.

Ce qui se passe dans le cerveau du chien se produit de la même façon dans le nôtre. Des liens se créent entre la cigarette et les différents stimuli de l’environnement et le cerveau en tire un apprentissage, à l’insu même de son propriétaire. On parle alors de réflexes conditionnés. Mais à la différence des réflexes simples (comme le réflexe rotulien), ne faisant pas intervenir les centres supérieurs cérébraux, ces associations établies entre la cigarette et des expériences sensorielles sont liées à un apprentissage plus complexe mettant en jeu différentes structures cérébrales.

Ainsi, la cigarette s’associe à différents moments qui rythment la journée et la répétition de ces moments renforce en permanence ce conditionnement. Le fumeur n’est alors plus libre de ces mouvements, il est conditionné car son cerveau est programmé malgré lui.

Une grande partie des envies de fumer ressentie par le fumeur ne sont alors ni dues à un manque physique de nicotine, ni dues à un besoin de béquille émotionnelle mais simplement à la répétition d’un geste associé, comme les chiens de Pavlov. Le fumeur a brusquement envie de fumer, les chiens salivent, même combat.

Comment reprogrammer votre cerveau ?

Par ce réflexe dit de Pavlov, le fumeur est programmé malgré lui à avoir envie de fumer dans tous les contextes de vie qui correspondent aux stimuli.

Comme je l’évoquais un peu plus haut, les principaux stimuli sont :

– le moment du réveil

– la prise de café

– les trajets pour aller au travail

– le début de la journée de travail

– les pauses au travail

– la fin des repas

– une conversation téléphonique

– la fin de la journée de travail

– le moment de l’apéritif

– les soirées

– avant d’aller se coucher…

La méthode des plans « B »

Pour pouvoir se libérer de ces réflexes conditionnés qui vous enchaînent, il va falloir mettre en place des plans B, c’est-à-dire de nouveaux comportements ou de nouveaux contextes que vous allez installés pendant 21 jours et qui vont vous permettre de dépasser l’envie réflexe de cigarette.

Voyez cela comme une mécanique bien huilée : la cigarette a été fumée tellement de fois avec la prise de café que, dès que vous buvez un café, c’est plus fort que vous, vous avez envie d’une cigarette. Vous êtes tel le chien qui salive, c’est Pavlovien!

Pour installer une nouvelle habitude, il faut trois semaines. Et pour désinstaller une mauvaise habitude, il faut autant de temps. Mais la nature ayant horreur du vide, lorsque vous voulez supprimer une ancienne habitude, il convient de la remplacer durant cette période par une autre action qui va venir en substitution : ce que j’appelle le plan B.

Alors pour lutter contre cela et retrouver votre liberté d’esprit, je vais vous proposer ci-dessous un certain nombre de plans B que vous allez pouvoir mettre immédiatement en place, et ce, durant les trois prochaines semaines. Ce qui va vous permettre d’en finir avec votre addiction à la cigarette ou du moins, vous permettre de la diminuer significativement.

Anciens réflexes conditionnés

Propositions de plans B
pour se déprogrammer
(à faire pendant 3 semaines)

 La cigarette au moment du réveil

 Allez prendre votre douche en premier

 La cigarette avec la prise de café

 Ne buvez plus de café ou passez au thé  pendant 3 semaines

 La cigarette durant les trajets pour aller
au travail

 Optez pour une autre habitude buccale :
le chewing gum

 La cigarette pour commencer le début de la journée de travail

 Faites un exercice de respiration, ou étirez-  vous, ou faites 10 pompes

 La cigarette durant les pauses au travail

 A la place, prenez un chewing gum ou un verre  d’eau

 La cigarette à la fin des repas

 Allez vous brossez les dents à la fin du repas

 La cigarette lors d’une conversation téléphonique

 Verre d’eau, chewing gum, thé…

 La cigarette à la fin de la journée de travail

 Faites un exercice de respiration ou étirez-  vous ou faites 10 pompes

 La cigarette au moment de l’apéritif

 Changez votre boisson habituelle : si vous  buvez de la bière, passez au rosé (ou autre  boisson de votre choix)

 La cigarette en soirée

 Changez votre boisson habituelle : si vous  buvez de la bière, passez au rosé (ou autre  boisson de votre choix)

 La cigarette avant d’aller se coucher

 Optez pour une tisane ou un verre d’eau

 La cigarette après l’amour

 Idem

Votre cerveau a des envies « flash éclair »

Une fois que vous serez enfin libéré(e) de la cigarette, il y aura encore toujours des envies “flash éclair” qui correspondent à des stimuli contextuels (exemple : dans une soirée, vous voyez un ami avec un verre à la main et une cigarette et l’envie de cigarette apparaît).

J’appelle cela des envies “flash éclair” parce qu’elle ne durent pas. Les études montrent que ces envies passent d’elles-mêmes – que la pulsion de cigarette soit assouvie ou non – entre deux et trois minutes. Vous serrez les fesses et ça passe.

C’est le même principe que lorsque vous passez devant une bonne boulangerie. Les études montrent que les gens ralentissent le pas à cause des odeurs de pains et de croissants. Passé le coin de la rue, ils n’y pensent plus.

Pour la cigarette, c’est la même chose. A partir du moment où vous reprogrammez votre cerveau et le libérez de cette habitude ancrée, il existe toujours quelques connexions neuronales liées à la prise de cigarette. C’est elles qui activent des envies “flash éclair”. Mais ces dernières n’étant plus stimulées par la répétition des gestes du fumeur, elles vont disparaître progressivement sur quelques semaines voire quelques mois en fonction des personnes.

crédits photos Luciano Belviso

 

 


Comment arrêter de fumer en votant FN !

flickr.comvolver-avanzarVous avez envie d’arrêter de fumer mais vous vous sentez incapable d’y arriver seul(e)?
Vous croyez que vous n’avez pas assez de volonté pour vous libérer de la cigarette?
Vous vous trompez!

Je vais vous donner une méthode étonnante, simple et efficace pour en finir avec le tabac maintenant.

 

Condition de base : être décidé(e)

Pour réussir un arrêt du tabac, il faut être prêt(e).
On commence souvent à fumer à l’adolescence, pour faire comme les copains (les études marketing montrent que si le consommateur commence à fumer avant 21 ans, il a plus de chance de devenir un consommateur à vie. C’est pourquoi les publicités encore non-interdites ciblent en premier les ados).
C’est avec le temps que l’envie d’arrêter peut parfois venir, ou avec un accident de la vie (cancer du poumon d’un proche) ou à la grâce d’un heureux événement comme l’arrivée d’un bébé.

Un jour, on se sent prêt(e) pour passer le cap. Cette décision ne se prend pas avec la tête mais avec les tripes. A ce moment-là seulement on est prêt à arrêter. Avant, c’est trop tôt et ça n’aurait pas marché ou pas tenu.

Deux cerveaux et un carnet de chèques

Vous allez avoir besoin de deux choses essentielles pour arrêter de fumer par cette méthode :

1. votre carnet de chèques
2. une personne de confiance. Choisissez dans votre entourage un proche dans lequel vous avez absolument confiance : votre meilleur(e) ami(e), votre mère, votre père, votre frère ou cousin(e). Quelqu’un à qui vous ne mentez pas.

La technique pour arrêter de fumer maintenant

Cette méthode simple et efficace se décompose en trois étapes distinctes :

1. L’ennemi

Il va falloir vous choisir un ennemi. Choisissez une personne, une organisation, un parti politique que vous détestez car il se trouve à l’opposé de vos valeurs. Plutôt mourir que de lui/leur donner quelque chose.
Pour l’exemple, on va imaginez que vous choisissez le Front National.

2. Le chèque

Dans un second temps, remplissez un chèque à l’ordre de votre ennemi justement, pour un montant de 500 euros. Vous avez bien lu, pas 100, ni 200, ni 300 ou 400 mais bien 500 euros! Le montant a son importance. Puis vous datez et signez le chèque.

3. Le double engagement

Remettez le chèque de 500 euros, à l’ordre de votre ennemi juré, à votre personne de confiance et engagez-vous auprès d’elle à ne pas toucher une cigarette pendant 30 jours à partir du jour de la remise du chèque.
Pas une cigarette, pas une demi cigarette, même pas une taf. Pas d’excuse.
Engagez-vous également à être complètement transparent avec elle et à la tenir au courant de tout manquement. Donnez votre parole. C’est une personne de confiance, elle croit en votre parole et vous ne pouvez pas lui mentir.

De son côté, elle s’engage, si jamais vous touchez une cigarette (même juste une fois) à envoyer directement votre chèque sous enveloppe à l’adresse de la personne ou au siège de l’organisation ou du parti politique que vous détestez, à titre de don gracieux. Pas d’excuse, pas d’exception.

Une technique qui hacke le cerveau!

Il est très difficile de se libérer d’un comportement addictif comme le fait de fumer car on pense souvent ne pas avoir les capacités d’y arriver. En revanche, quand vous faites appel à des valeurs plus élevées comme celles liées à des opinions politiques ou à des valeurs personnelles essentielles pour vous, l’engagement est plus fort que vous et vous trouvez des ressources mentales et physiques que vous ne soupçonniez pas. C’est un combat qui vous dépasse, vous transcende. Votre cerveau gère ça comme une mission plus grande que vous.

On retrouve ce phénomène chez les fumeuses qui s’interdisent l’idée d’empoisonner bébé et arrêtent souvent très facilement de fumer dès qu’elles sont enceintes. Elles se permettent de s’intoxiquer mais empoisonner bébé n’est pas une option.

Trente jours pour libérer votre cerveau de la cigarette

30 jours suffisent. En tenant ce délai sans toucher une cigarette, pour ne pas faillir à votre mission, vous vous permettez de vous libérer totalement de la cigarette. 30 jours suffisent pour perdre l’habitude du geste lié à la cigarette et sont suffisants aussi pour évacuer 99% de la nicotine présente dans votre organisme. Vous avez perdu le geste du fumeur, votre corps est nettoyé du poison, bienvenue chez les non-fumeurs!

crédits photos flickr.comvolver-avanzar