Comment se venger sans prendre de risques?

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Maarten Van Damme

N’avez-vous jamais rêvé de vous faire justice vous-même? 

Quand on a été mal-traité(e), blessé(e), trompé(e), humilié(e), la première chose à laquelle on pense c’est se venger. On a souffert dans notre corps, dans notre ego, on a mal à l’âme et on voudrait que l’autre ressente aussi cette douleur, voire plus. On se dit que cela nous ferait du bien de lui faire mal, qu’il paye! Cela nous rendrait justice et donc nous apaiserait.

Comment passer à l’acte?

Lui casser la figure de vos propres mains? Il faudrait en être capable physiquement… et en avoir le courage. Ou louer les services des deux tchétchènes que connaît le cousin de Gérard? Dans les deux cas, il y a une prise de risques et les conséquences peuvent être coûteuses.

Dévaster son appartement, boucher ses toilettes avec du béton à prise rapide et donner un laxatif puissant à son chien? Là aussi, il existe un risque de représailles.

Un peu plus hard…

Mais peut-être que ce ne serait pas suffisant? Non il faudrait que cette personne meure, qu’elle disparaisse!

Organiser un accident de métro, de voiture? En risquant de se faire prendre s’il y a des témoins ou que l’enquête remonte jusqu’à vous?

L’empoisonner? Ce qui supposerait qu’il faudrait pouvoir s’approcher suffisamment près sans éveiller les soupçons. Compliqué pour un amateur tel que vous.

Aller voir un sorcier vaudou pour le cribler d’épingles? Là le danger est de perdre 100 euros et de vouloir ensuite tuer deux personnes au lieu d’une.

Passer un contrat via Darknet avec un professionnel qui fera la totale pour 1500 euros? Et ne plus jamais se sentir réellement en sécurité…

Dans tous les cas de figures, il y a des conséquences qui risqueraient de vous faire payer le prix fort. Une seconde fois. Mais la solution réside peut-être ailleurs, au fond de votre inconscient. 

Pas de différence entre le réel et l’imaginaire

Votre cerveau est partagé entre une petite partie consciente ( 5% de l’activité cérébrale ) et une partie inconsciente ( 95% ). Cette dernière gère toutes vos fonctions physiologiques, vos fonctions automatiques, vos conditionnements, vos émotions, votre dialogue intérieur, vos rêves et bien d’autres choses.

Quand vous imaginez des situations dans votre lobe préfrontal (la partie du cerveau la plus évoluée), votre conscience sait que c’est une sorte de rêve éveillé mais votre inconscient, lui, ne fait pas la différence entre l’imaginaire et le réel. En interne, il traite l’information de la même façon.

Comme dans nos rêves ou nos cauchemars où tout semble si vrai. C’est la force de la visualisation positive (ou négative) qui fait que si l’on imagine qu’un événement va se passer d’une certaine façon et que l’on visualise cela avec suffisamment d’intensité pour ressentir les émotions de ce moment-là, notre corps va avoir l’impression de déjà vu et va se mettre dans l’énergie de cet moment.

Imaginez le départ d’une course de 100 mètres.
Si l’un des coureurs a visualisé, à plusieurs reprises dans sa tête, faire la meilleure course de sa vie, s’il s’est vu faisant le départ parfait, avec la meilleure foulée, l’énergie et l’endurance optimale… S’il s’est enfin imaginé  passer la ligne d’arrivée et vu monter sur le podium avec la médaille au cou et des larmes de joie sur ses joues…

Cet athlète-là ne gagnera peut-être pas la course à tous les coups mais il y a sans doute 20 ou 30% de chance de plus qu’un autre de remporter la victoire.
Car il a le mental du vainqueur. L’oeil du tigre!
C’est l’étincelle que l’on peut aussi voir dans le regard du champion quand il monte sur le tatami ou sur le ring. Il a déjà gagné le combat dans sa tête.

Par contre, on sait que si le coureur se dit qu’il sera probablement moins rapide que les autres ou que si le combattant voit son adversaire plus fort que lui, il va automatiquement perdre. Parce que son inconscient ne fait pas la différence entre le réel et l’imaginaire et que, si dans sa tête il a déjà perdu, alors le corps abandonne avant la bataille.

Vous pouvez appliquer ce principe de visualisation à votre cas personnel en ritualisant votre vengeance dans une mise en scène symbolique. 

La puissance des rites et rituels

Toutes les cultures et toutes les religions possèdent leurs rites et leurs rituels.
Qu’ils soient religieux ou laïques, les rites et rituels touchent notre inconscient individuel et collectif. Ce sont des actes codifiés qui, par leurs expressions symboliques,
 parlent le langage de notre inconscient.

Ne serait-ce que dans notre société occidentale, il existe toutes sortes de rites dont les plus courants sont les rites initiatiques liés à la naissance (tels que baptême, circoncision…),  à la puberté (Bar Mitzvah, confirmation…), à la fécondité (fiançailles, mariage…) et à la mort (enterrement, crémation…). 

Par exemple, le rite du gâteau d’anniversaire trouve peut-être son origine dans le fait de mesurer la force vitale de l’homme. Si l’on a pas assez de souffle pour éteindre les bougies, on n’est pas encore assez grand et si l’on n’y arrive plus, alors on n’est devenu trop vieux.

De même, l’enterrement ou la crémation d’un proche est une étape douloureuse qui fait partie du processus de deuil. Elle permet ensuite à la vie de reprendre progressivement son cours. Si jamais le corps de la personne a disparu ou que le rite de passage n’a pas pu être réalisé correctement pour d’autres raisons, le travail de deuil est bloqué.

Chacun de ces rites marquent comme une étape qui jalonne le chemin de la vie et parle à notre inconscient.

Organisez le crime parfait

Vouloir se venger de quelqu’un qui nous a fait du mal, c’est vouloir se faire justice.
Afin de retrouver la paix, parce que l’injustice nous révolte alors que le sentiment de justice nous apaise.

Il vous est possible d’exploiter cette caractéristique de notre inconscient à ne pas faire la différence entre l’imaginaire et le réel pour pouvoir vous venger violemment, sans prendre le risque des conséquences de vos actes, sur un plan pénal comme sur un plan spirituel.

En tuant la personne dans notre imaginaire grâce au rite de la vengeance, votre esprit sera court circuité et le besoin de vengeance assouvi. Cependant, comme tout crime parfait qui se respecte, l’opération demande une organisation au cordeau.

Préparez les ingrédients du crime

Il vous faut d’abord définir avec soin les préparatifs : le matériel adéquat, le lieu et la date du forfait.

Matériel : achetez une pastèque bien mure et un arbre fruitier de votre choix.
Munissez-vous d’une photo de la victime (dans le cas où il n’est pas possible de trouver une photo, faire un dessin qui symbolise la personne), d’un rouleau de Scotch, d’un marteau ou d’une batte de base-ball, d’une pelle et éventuellement d’une voiture pour transporter ce matériel.

Lieu :  trouvez un endroit de nature tranquille à l’abri des regards.

Date : il faut se sentir prêt(e).

Recette d’une vengeance hard core

– Scotchez la photo de votre cible sur la pastèque.
– Puis dirigez-vous vers l’endroit prévu. Une fois sur place et à l’aide de la pelle, creusez un trou d’environ 50 x 50 x 50 cm.
– Poser la pastèque sur le sol avec la photo (ou dessin) face à vous.
– Ensuite, avec toute la violence qui est en vous, défoncez de toutes vos forces la pastèque à l’aide du marteau ou de la batte. Les cris et les insultes peuvent être prononcés pendant ce moment de libération ( d’où l’intérêt de trouver un endroit tranquille ).
– Une fois réduite en bouillie, utilisez la pelle pour mettre les restes de la pastèque au fond du trou.
– Puis ensuite urinez et défèquez dans le trou ( d’où l’intérêt de la date et, encore une fois,  de trouver un endroit tranquille ).
– Planter l’arbre fruitier par-dessus.

Recette un peu hard mais très efficace pour votre inconscient qui ne fait pas la différence entre l’imaginaire et le réel. Apaisement garanti!

crédits photos Marteen Van Damme
 

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About the Author

David Barbion
Thérapeute, coach, formateur, conférencier spécialisé en hypnose et thérapies brèves et auteur du blog www.jecontrolemoncerveau.com

4 Comments on "Comment se venger sans prendre de risques?"

  1. Je vais Le faire !!!

  2. Le crime parfait, à déguster ! Bravo. Je trouve que juste dire « abandonnez votre vengeance » prive le cerveau d’un plaisir exquis. j’ai donc partagé votre article. Bravo pour l’humour !

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